Sandra Tremblay et Peauquatique : mariage d’un art poétique et fantastique
Par Clémence Richard-Côté
Du 1er au 31 octobre prochain, l’artiste sherbrookoise Sandra Tremblay tient une exposition majeure à la Galerie des artistes du Canton, à Magog. L’exposition intitulée Peauquatique est présentée dans la salle Jacques Boisvert alors que dans la salle connexe, Mobilis, la Galerie fait place aux œuvres de l’artiste international Sylvain Grondin. Le vernissage se tiendra le samedi 3 octobre de 14h00 à 17h00 à la Galerie des artistes du Canton.
Inspirée de l’œuvre poétique de Denis Parent, Sandra fait émerger de son propre univers un spectacle aquatique et fantastique grandiose. Les toiles sont porteuses des vers mêmes de l’écrivain ; l’imaginaire créé par l’artiste navigue sur des éléments exploités auparavant dans d’autres séries (Opus 117 Alicia Burton, Corps-elle, Démesure, Ombres et rêves) : les animaux, la démesure entre les objets et les corps, les édifices, etc. Sandra poursuit une démarche plus audacieuse que les séries précédentes en utilisant davantage le pastel, la cire, mais surtout le tissu. Un médium qu’elle dispose à des endroits précis sur les toiles. C’est d’ailleurs la création de poissons-art à partir de vêtements recyclés qui fut le point de départ de la série Peauquatique.
Une autre particularité de cette série réside dans l’étendue de l’exploitation de la thématique abordée, en l’occurrence le milieu aquatique.
Une interaction s’est produite entre les éléments artistiques des œuvres, l’écriture, la création de marionnettes
et la réalisation d’une œuvre spécifique pour l’exposition Aquart 2009.
Bien que diplômée du baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval en 2002, ce n’est qu’à l’été 2008 que Sandra Tremblay s’est lancée entièrement dans une carrière professionnelle. Depuis, elle récolte succès après succès. Pour l’année 2009-2010, pas moins de cinq expositions solos et
cinq expositions collectives seront présentées dans des galeries et musées de la région de l’Estrie et de la ville de Québec. En plus de se trouver à la Galerie des artistes du Canton, elle est aussi présente à Montréal, à la Galerie Arte Bella sur la rue Crescent et prochainement, à Québec.
À suivre la jeune artiste, on se rend compte rapidement qu’elle demeure peu soucieuse de plaire aux critiques, aux intellectuels et aux « imposteurs de la modernité ».
Selon l’artiste, son œuvre est empreint de liberté – à son image – enclin à la marginalité, à l’autonomie, à l’indépendance, à la passion et à la folie de tout genre. Sandra n’utilise pas une recette ou une technique gagnante qui plaît dans les galeries. Elle estime d’ailleurs qu’il s’agit d’une démarche liée au sens de la vie, d’une démarche créatrice toujours neuve, où l’art est intégré au quotidien.

Photographie de gauche : Étude pour Naïade (couleurs et disposition des éléments en lien avec les exigences d’une exposition dans un musée aquatique), acrylique sur toile, 60 x 60 pouces, 2009. L’œuvre a été exposée lors de l’événement Aquart 2009 (août 2009) dans la carrière Flintkote, à Thetford Mines : la première galerie d’art sous-marine profonde et permanente au Canada. Photographie de droite : Marionnette « Gruô », (1 mètre), 2009.



