Rubén Ramonda, toujours en mouvement
Par Émilie Paré
Argentin d’origine, l’artiste Rubén Ramonda a choisit notre petit coin de pays pour s’établir. Cet artiste est amoureux des arts et aime en parler. Lorsqu’il montre son travail, ses yeux s’illuminent et on ressent bien toute la passion qu’il partage avec l’art, c’est impressionnant croyez-moi ! Il est heureux de son accueil au Québec, il se sent apprécié, ce qui est difficile pour un artiste, particulièrement lorsqu’on arrive de l’étranger et qu’on ne connaît personne. Tout un réseau à découvrir et à créer.
Après avoir fait l’école des beaux-arts en Argentine, Monsieur Ramonda quitte son pays natal en 1982 pour San Francisco, ville qui à cette époque est très bohème et nouvel âge. Style de vie qui convient à Rubén, car lui-même à cette époque a ce côté libertin qui est dans l’ère du temps. Il s’est donc rapidement adapté à cette ville qui fut pour lui une très grande source d’inspiration. Toutefois, influencé par des copains, il quitte San Francisco un an plus tard pour New-York, car selon les dires, un artiste se doit d’aller tenter sa chance dans cette ville qui est au cœur du monde des arts. Cette ville a beaucoup confondu monsieur Ramonda, tellement qu’il remet en question l’art et cesse de peindre complètement pour se pencher plus particulièrement sur la poésie. Toutefois, il a réussi à se trouver un repère magique au travers le cafarnanum de la ville. Le Metropolitain museum of art a changé sa vie, il y a découvert des artistes et des sources d’inspirations dont il ne pourra plus se passer, tellement qu’il s’y retrouve tous les jours durant 3 mois.
S’adaptant peu à peu à la ville, Rubén commence à penser à l’art social. Il débutera une série de 40 toiles sur ce thème, une toute première série d’art figuratif ….
Un ami lui parle du New-York academy of art. Intéressé par la peinture en action, le mouvement et comme plusieurs grands artistes ( notamment Andy Warhold ) ont étudiés à cette école, il décide de s’y inscrire. Premier cours : un cadavre … comme il le dit lui-même : « c’était très avant-gardiste » … Il pouvait enlever la peau, peindre les muscles, remettre la peau etc. Pour boucler les fins de mois, Rubén travaille de nuit et va à l’école de jour. Ce n’est pas un sacrifice pour lui, au contraire, il a toute une école à sa disposition, il peut ouvrir toutes les portes qu’il désire, fouiller comme bon lui semble, regarder les œuvres et s’en inspirer, une belle époque pour Rubén.
Après ses deux années à l’école, le conseil choisit quatre étudiants pour bénéficier d’une année libre : il a la liberté de choisir ses sujets et ses modèles, tous les studios ouverts et à sa disposition … Rubén est sélectionné, mais refuse. Évidemment, aujourd’hui il s’en mort les doigts et se rend compte de la chance qu’il a laissé filée, mais à l’époque, il souhaitait retourner en Argentine. Ce qu’il fit.
De retour dans son pays natal, il complétera des études en sculpture tout en s’adonnant à la peinture de paysages urbains. Il ne restera pas sans rien faire, il ira même séjourner en Italie durant 3 ans et y exposera.
Dix années s’écoulent, il retourne à New-York, ville qui l’a tansformé et qui lui a ouvert des horizons artistiques auxquels il ne croyait pas avoir accès.
Les années passent, il fonde une famille et se rend bien vite compte que cette ville n’est pas idéale pour élever un enfant, particulièrement lorsqu’on habite à deux pas du World Trade Center. Il tombe alors sous le charme des Cantons de l’Est et s’y établi. Il est particulièrement bien accueilli et découvre un endroit plaisant à vivre et inspirant.
Cet artiste, grandement influencé par les dessins de Van Gogh et les oeuvres de David Salle a plusieurs projets en tête, mais un qui l’emballerait particulièrement serait une série d’œuvres sur les jeux du Canada en 2013.
Rubén Ramonda, au travers son art, s’est intéressé à la peinture, la sculpture ainsi qu’à plusieurs sujets, mais pour le moment, le sport et le mouvement l’attirent. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il s’adonne à des films d’animation … Rubén aime le mouvement et le mouvement l’aime. Ce qui le captive est de prendre une séquence particulière et la reproduire par différentes images placées sur une toile idéalement de grand format. Son but est de recréer un moment. Les gens seront en mesure de se rappeler ce détail, ou encore cet instant marquant … Série d’images vivantes, moments magiques …
Il fait plusieurs expositions dans les environs et arrive à vivre de son art. Peut-être avez-vous eu l’occasion d’admirer sa sculpture au Parc Viger à Sherbrooke ? Superbe projet qui lui a permis d’intégrer une de ses œuvres au paysage urbain de la ville.
Son atelier est rempli de créations de toutes sortes, tous les sujets qui l’intéressent y sont quelque part … Son univers est extraordinaire et fascinant, il est facile d’y pénétrer et une envie nous emporte : en voir toujours plus !



