Les cantines à patates frites

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Photographie à la carte

Exposition collective

Du treize octobre au six janvier 2012, le restaurant Antiguarius de Sherbrooke accueille l’exposition de photographies «Les cantines à patates frites». Œuvres des artistes photographes membres de Zone Art, les photographies nous feront découvrir les prises de vue, parfois étranges, toujours pittoresques de nos chasseurs d’images.

Les cantines à patates frites font partie de nos vies. Elles ont conservé la même allure qu’à leur apparition dans les années 50. Quelque part, on trouve bien charmant le petit côté kitch et vieillot de leur aménagement. Elles trônent dans la plupart des villes et villages québécois. C’est dans le but de rendre hommage à ces monuments historiques de la gastronomie populaire, que Zone Art a organisé cette exposition.

Un hot dog «steamé all dress»
Tous les midis de semaine, dans la petite ville de mon enfance, les travailleurs de l’usine se ruaient vers la cantine à patates frites. On y prenait une patate frite, un hot dog «steamé all dress» et un Coke. Les plus affamés mangeaient un hamburger, une poutine et une rondelle d’oignon. Comme dans bien des villes du pays, on pouvait repérer la Cantine à patates par l’odeur de friture qui flottait aux alentours. Pas toujours, mais parfois installée dans une vieille roulotte ou un ancien autobus, la cantine à patates fait partie du paysage américain. Souvent une entreprise familiale, la cantine arbore de bien belles affiches allant du néon à la pancarte dessinée à la main; on y voit, la plupart du temps, de gros hot dog, des casseaux de frites échevelées ainsi que des hamburgers débordant de garnitures.

Des noms évocateurs
On trouve des cantines un peu partout. Petite maison, maison mobile ou même petit kiosque, elles sont  souvent placées près de la route, aux alentours des plages et assurément dans les terrains de camping. Équipés des appareils traditionnels telles la friteuse, la plaque chauffante et la boîte à vapeur, les cantines à patates frites portent des noms évocateurs : La cantine à mononcle, Le roi de la frite, Le roi du hot dog, La cabane à frites, Jos Luncheonnette, La cabane à Brigitte, Le greasy spot, La frite dorée, La hutte du hamburger, Le paradis de la poutine, Chez Louis, Cantine Chez Paul, pour n’en nommer que quelques-unes.

Des irremplaçables
Même avec la concurrence des grandes chaînes comme Macdonald, Burger King, la cantine traditionnelle a survécu; en fait, elle est irremplaçable. Même ses nouveaux ennemis, le cholestérol et les gras trans, n’ont pu la déloger. Beau, bon, pas cher, le menu de la cantine est, et restera, le choix des gens sans prétention et de ceux dont le budget réduit contribue à la survie de ces reliques populaires.

Exposition collective
Photographie à la carte
Les cantines à patates frites
Au restaurant Antiquarius
182 Rue Wellington Nord
Sherbrooke
Du 13 octobre au 6 janvier 2012

 

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