Les cantines à patates frites
Par Zone Art
Photographie à la carte
Exposition collective
APPEL DE DOSSIER
Plusieurs cantines à patates frites ont conservé la même allure qu’à leur apparition dans les années 50. Quelque part, on trouve bien charmant le petit côté kitch et vieillot de leur aménagement. Elles trônent dans la plupart des villes et villages québécois. Afin de rendre hommage à ces monuments historiques de la gastronomie populaire, Zone Art invite les artistes photographes à soumettre leur dossier pour sa nouvelle exposition Photographie à la carte sous le thème «Les cantines à patates frites». L’exposition aura lieu au restaurant Antiquarius de Sherbrooke du 13 octobre au 6 janvier 2012. La date de tombée est le 22 août 2011.

Tous les midis de semaine, dans la petite ville de mon enfance, les travailleurs de l’usine se ruaient vers la cantine à patates frites. On y prenait une patate frite, un hot dog «steamé all dress» et un Coke. Les plus affamés mangeaient un hamburger, une poutine et une rondelle d’oignon. Comme dans bien des villes du pays, on pouvait repérer la Cantine à patates par l’odeur de friture qui flottait aux alentours. Pas toujours, mais parfois installée dans une vieille roulotte ou un ancien autobus, la cantine à patate fait partie du paysage américain. Souvent une entreprise familiale, la cantine arbore de bien belles affiches allant du néon à la pancarte dessinée à la main; on y voit, la plupart du temps, de gros hot dog, des casseaux de frites échevelées ainsi que des hamburgers débordant de garnitures.
On trouve des cantines un peu partout. Petite maison, maison mobile ou même petit kiosque, elles sont souvent placées près de la route, aux alentours des plages et assurément dans les terrains de camping. Équipés des appareils traditionnels telles la friteuse, la plaque chauffante et la boîte à vapeur, les cantines à patates frites portent des noms évocateurs : La cantine à mononcle, Le roi de la frite, Le roi du hot dog, La cabane à frites, Jos Luncheonnette, La cabane à Brigitte, Le greasy spot, La frite dorée, La hutte du hamburger, Le paradis de la poutine, Chez Louis, Cantine Chez Paul, pour n’en nommer que quelques-unes.
Même avec la concurrence des grandes chaînes comme Macdonald, Burger King, la cantine traditionnelle a survécu; en fait, elle est irremplaçable. Même ses nouveaux ennemis, le cholestérol et les gras trans, n’ont pu la déloger. Beau, bon, pas cher, le menu de la cantine est, et restera, le choix des gens sans prétention et de ceux dont le budget réduit contribue à la survie de ces reliques populaires.
APPEL DE DOSSIER
Photographie à la carte
Exposition collective : Les cantine à patates frites
- Au restaurant Antiquarius de Sherbrooke
- Du 13 octobre au 6 janvier 2012
- La date de tombée est le 22 août 2011
- Soumettez autant de photos que vous désirez à info@zone-art.ca en spécifiant le nom de l’exposition.
