La noblesse du dessin
Par Clément Drolet
Natif de Kingsey Falls, Mathieu Pepin à débuté sa formation en Beaux-arts en Saskatchewan pour revenir la compléter à l’université Bishop’s. Depuis environs quatre ans, ce dernier s’implique activement dans la sphère des arts visuels sherbrookoise. Actif au sein de Sporobole, technicien au département des arts visuels de Bishop’s, guide pour le musée des Beaux-arts, Mathieu reste en contact avec le milieu de la création et surtout partage son expérience avec les artistes et autres amateurs d’art. Depuis un certain temps, son nom commence à circuler plus fréquemment. Artiste multidisciplinaire, Mathieu aime travailler avec différents médiums, mais avec le temps, un axe directeur semble se définir, le dessin et particulièrement le jeu de ligne.
Flat-Line
Présentement, c’est sous le titre de Flat-Line que les créations de Mathieu Pepin sont exposées à la Galerie Steve Saint-Pierre. Cette exhibition met en scène une série de dessins noir et blanc qui flirte avec l’abstrait. Ces images, composées de traits fins et minutieusement disposés, semblent d’une délicatesse poétique. L’ensemble donne de petites œuvres très complètes et fascinantes à regarder. L’utilisation du crayon comme seul outil de travail, met le médium de prédilection de l’artiste en première place, cette prédominance nous révèle l’affection de celui-ci pour la beauté et la richesse qui se dégage de cette simplicité.

Basses fréquences
C’est d’un amalgame de lignes, courtes et longues que naissent les dessins de Mathieu Pepin. Ces traits répétés presque obsessivement se forment pour nous livrer une image, un éclat ou un fragment de ce qui peut devenir un récit. Les dessins de Mathieu sont d’une simplicité déconcertante et paradoxalement très complexes dans leur exécution. Très méticuleux dans sont geste, l’artiste l’est aussi dans sa composition. Ce dernier me racontait justement, qu’à une certaine époque, il adorait se promener en regardant la vie au travers d’un cadre. Cet objet l’aidait à décomposer les différents points de vue et l’amenait à faire ressortir l’essentiel de la composition. Ensuite, cette conception devenait le point de départ pour son dessin.
Crayon, papier et l’œil
L’œuvre de Mathieu nous ramène à l’essentiel, crayon, papier et l’œil. C’est justement ce sens qu’il exploite, la vision. Ce canal qui uni la tête et le corps le captive. Comment créer une émotion par l’utilisation des lignes. Comment amener le spectateur dans un univers, simplement en regardant une accumulation de petites lignes, dans une composition épurée. Les fréquences que dégagent ces combinaisons de hachures, servent de véhicule pour l’artiste, c’est justement cela qui va créer l’impact sur celui qui regarde le dessin.
Oeuvre inédite
Pour ceux et celles qui aiment le travail fait en finesse, vous aurez la chance de voir une œuvre inédite de l’artiste lors de l’événement Salon du printemps des artistes des Cantons-de-l’Est, présenté au Musée des Beaux-arts de Sherbrooke. Les projets futurs de Mathieu sont bien sûr de continuer à créer, mais l’option de faire une maîtrise pointe son nez à l’horizon. Évidemment, le désir de faire de plus en plus de studio est très cher à l’artiste.
Vous pouvez visiter son exposition à la Galerie Steve Saint-Pierre jusqu’au 9 avril et au Musée des Beaux-arts de Sherbrooke du 26 mars au 5 juin 2011.
Galerie Steve Saint-Pierre
41, rue Wellington nord, no. 1
Sherbrooke, Québec, Canada



