L’automne au Musée : être et paraître

Par

Du jeudi, 01 octobre 2009
Au dimanche, 17 janvier 2010
Tous les jours         

À l’automne, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke poursuit la présentation des expositions de deux artistes majeurs des Cantons-de-l’Est : Michèle Drouin. Un parcours, jusqu’au 27 septembre et John Ballantyne, jusqu’au 12 octobre. L’abstraction lyrique de Michèle Drouin et l’hyperréalisme de John Ballantyne montrent deux facettes de la peinture, deux façons d’appréhender le monde qui nous entoure. Les deux artistes sont membres de l’Académie royale du Canada.

En octobre, deux nouvelles expositions prennent l’affiche : Mario Merola, produite par le Musée des beaux-arts de Sherbrooke et Coiffures et parures au Québec, 1790-1860, organisée et mise en tournée par le Musée national des beaux-arts du Québec, une occasion rare et unique de voir des œuvres québécoises d’art ancien puisées au sein de la collection nationale.
Mario Merola : du 3 octobre 2009 au 17 janvier 2010

Robert Melançon, poète et critique littéraire, a dit de Mario Merola : «Tour à tour et tout à la fois dessinateur, sculpteur, muraliste, peintre, Merola est un inventeur de formes. En assumant le risque d’une recherche constante, son œuvre élabore un univers plastique d’une remarquable cohérence. Ses réalisations sont toujours «signées» au sens fort, c’est-à-dire reconnaissables, que son nom y figure ou pas en toutes lettres.» Planifiée par Sarah Boucher, conservatrice au Musée, l’exposition se penchera sur chacun des aspects de la prolifique carrière de l’artiste.

Né à Montréal en 1931 d’un père italien et d’une mère québécoise Mario Merola est issu d’une famille de musiciens et est admis à l’École des beaux-arts de Montréal à l’âge de quinze ans. En 1952, finissant aux beaux-arts, il est boursier du gouvernement français et s’inscrit en scénographie à l’École supérieure des arts décoratifs à Paris. De retour à Montréal, il fréquente l’Atelier de la place des arts et en 1954, il entre à la Société Radio-Canada et durant trois ans il dessinera des costumes pour la télévision naissante. En 1956, toujours à l’emploi de Radio-Canada, Mario Merola remporte le premier prix d’un concours national pour la réalisation d’une murale au pavillon du Canada à l’Exposition Universelle de Bruxelles. Cette réalisation marquera un tournant dans sa démarche. Pendant plus de vingt ans, il réalisera des murales, des reliefs et des sculptures pour des lieux publics et exposera ses œuvres au Québec et à l’étranger. Professeur à l’École des beaux-arts de Montréal en 1959, puis à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en 1969, il est membre de l’Académie Royale du Canada depuis 1977. Dessins,peintures , reliefs et sculptures jalonnent une série d’expositions à partir de 1959.
Coiffures et parures au Québec, 1790-1860 : du 17 octobre 2009 au 10 janvier 2010

Entre 1790 et 1860, quatre-vingt-dix pour cent de la population du Bas-Canada vit dans un contexte rural et homogène. Parmi les gens influents de ce groupe, on compte la vieille noblesse de terre – les seigneurs -, une grande part des membres du clergé québécois, plusieurs marchands prospères et une bonne proportion des membres des professions libérales. Les dames qui appartiennent à cette bourgeoisie bien enracinée aiment paraître et elles attachent beaucoup d’importance à leur image en misant, entre autres, sur l’élégance comme en font foi les nombreux portraits peints à l’époque par des artistes tels que Joseph Légaré (1795-1855), Antoine Plamondon (1804-1895) et Théophile Hamel (1817-1870). Coiffures élaborées, robes somptueuses et accessoires extravagants et coûteux font l’orgueil des femmes du monde de tous âges que les portraitistes d’ici et d’ailleurs s’évertuent à rendre brillamment sur la toile. Le Musée national des beaux-arts du Québec propose un parcours initiatique de l’art de se coiffer et de se parer entre 1790 et 1860 à partir d’une sélection de 26 portraits grands formats etminiatures puisés à même ses propres collections. Des pièces d’orfèvrerie, des bijoux, des photographies et quelques pièces de mobilier viennent mettre en contexte les cadres privé et public dans lesquels évoluaient ces élégantes. L’exposition est mise en circulation par le Musée national des beaux-arts du Québec, sous le commissariat de Daniel Drouin, conservateur de l’art ancien avant 1850 et responsable de la collection d’art Inuit.

Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, soutenu financièrement par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec et par la Ville de Sherbrooke, accueille les visiteurs du mardi au dimanche, de 12h à 17h. Il est situé au centre ville, au 241 rue Dufferin. Coûts d’entrée : 7,50 $, adulte; 6 $, aîné; 5 $, étudiant; forfaits familiaux disponibles. Visite commentée en français: mardi à 14h. Visite commentée en anglais ou visite de groupes : en tout temps, sur réservation.

Sources : Lise Boyer, MNBAQ, www.mariomerola.net
Renseignements et images numériques : Lise Boyer, responsable des communications, MBAS

819 821-2115; lboyer@mbas.qc.ca

L’automne au Musée : être et paraître, 1.0 out of 5 based on 1 rating

Partager

Ma note :
VN:F [1.9.11_1134]
Vote: 1.0/5 (1 vote)