Claude Robinson l’emporte sur CINAR, ses droits d’auteurs lui seront enfin reconnus
Par Clément Drolet
Évidemment je ne pouvais passer à côté de cette excellente nouvelle! Enfin la justice à été rendu, tard c’est vrai, mais la fraude à été mis en lumière et les coupables traînés sur la place publique. Pour vous mettre en contexte, Claude Robinson a entrepris une poursuite judiciaire sur une durée de 14 ans contre CINAR pour un vol de droits d’auteurs et plagiat sur un dessin animé nommée Robinson Curiosité qui a été remâché en Robison Sucroë.
La firme CINAR et ses fondateurs, Micheline Charest, décédée depuis, et Ronald Weinberg; France Animation et son président-directeur général, Christian Davin; Ravensburger Film + TV; RTV Family Entertainment; et Christophe Izard, le producteur exécutif de la série «Robinson Sucroë», qui plagiait l’oeuvre de M. Robinson, chez France Animation devront se plier à la décision de la cours qui est de verser quelques 5,2 milions à l’artiste.
Bien sûr l’affaire Robinson en est une grosse, mais de plus petites peuvent nous arriver tous les jours avec nos propres créations.
Cette cause soulève une excellente question, sommes-nous en tant qu’artiste bien informé concernant tout ce qui entoure le droit d’auteur?
Les différents intervenants du milieu de l’art le sont-ils aussi? Je crois qu’il serait bon de faire plus d’information publique concernant tout ce qui concerne le droit d’auteur et la propriété intellectuelle.
Il ne faut pas se gêner, et c’est notre devoir en quelque sorte, de dénoncer des agissements qui nous semblent douteux.
Il n’est pas rare de voir des enseignants se baser sur des reproductions d’œuvres d’artistes afin de transmettre leur savoir, est-ce que les participants sont sensibilisés à la question des droits d’auteurs?
Ceci dans le dessein de mettre dans une perspective claire que la reproduction qu’ils font ne sert que d’exercice et que ce n’est pas une création en soi.
Peu de gens ont la ténacité et la persévérance de M. Robinson, mais son action doit servir à alimenter un mouvement de réflexion et de sensibilisation de la part du milieu artistique.
Le verdict est tombé, mais il serait désolant que le fondement de cette poursuite tombe dans les oubliettes.



